Après 18 jours de grève, la CGT du Port de Marseille se voit offrir sur un plateau un protocole répondant en totalité aux exigences de 60 grévistes, pourtant jugées (à juste titre) par tous totalement inadmissibles jusqu'à la veille.
Le monde économique est scandalisé par cette décision incompréhensible des autorités d’un Etat qui, face à un conflit totalement disproportionné au regard de l'enjeu (1000 heures de travail), pour acheter une paix sociale (de courte durée) dans le contexte électoral actuel, capitule encore une fois et n'hésite pas ainsi à condamner à moyen et long terme l'avenir du Port de Marseille.
Mais au delà de cette catastrophe, il est intéressant une fois de plus de constater que dans un débat électoral où les candidats n'hésitent pas à épingler régulièrement les entreprises sur leur « mauvais dialogue social », l'Etat nous montre ici la voie à suivre : 17 jours de grève pour aboutir à désavouer la gouvernance du Port (où siègent pourtant massivement les représentants salariés) et céder au chantage de quelques uns.
Alors que l’on sait pertinemment que l’avenir ou plutôt la survie des outils portuaires en France (et dans le monde) passe par l’investissement privé, on livre la gouvernance d’un des plus grands ports pétroliers du monde à quelques CGTistes (4,5% de grévistes seulement !)
Face à cela, il y a urgence à se poser la question de la gestion des ports qui montre une fois de plus qu’elle a atteint ses limites, comme on l’a fait concernant les aéroports.
Enfin, quel bel exemple aux salariés français. Bon courage à nous tous entrepreneurs pour expliquer demain dans nos entreprises que tout passe par le dialogue et la négociation dans le respect de la gouvernance et de la démocratie.
Consulter :






c'est cela la conception du dialogue social par les politiques. Ils savent bien en parler et donner des leçons aux entreprises, mais quant à l'appliquer... il leur faudrait un minimum de courage.
Rédigé par: Richard Telin | 03 avril 2007 à 07:38
bravo. Il faut que le Medef sache aussi montrer les dents pour se faire respecter : le dialogue social a des limites face à ce type de "syndicalistes" qui ne défendent que leurs intérêts.
Rédigé par: Pierre André | 03 avril 2007 à 19:13
Il faut privatiser ce Port
Rédigé par: ERIC THIBAULT | 05 avril 2007 à 00:07
C'est bien d'avoir un Medef territorial combattant face à ces extrèmes, mais il faut que chaque entrepreneur apporte son soutien, au moins derrière son clavier. je l'ai fait moi même aux côtés de plusieurs centaines d'entrepreneurs du 13 en 2 clics : http://www.upe13.com/soutien.aspx
Entrepreneurs marseillais ou solidaires, manifestez vous aussi. Nous aussi entrepreneurs, nous devons pouvoir rassembler massivement : la forte capacité à manifester non plus ne doit pas être le monopole de la CGT.
Rédigé par: Mazoyer | 09 avril 2007 à 20:22